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1.Mise en marche et lubrification
du moteur
2.Ressorts et amortisseurs
3.La surchauffe due au carburant
4.Le vapour lock
5. Bientôt: Echec à la mise au point
1.Mise
en marche et lubrification du moteur
La
pompe à huile mettant quelques instants à
propulser l'huile un peu partout (montée de la pression
d'huile), afin de préserver les demi-lunes du vilebrequin
de quelques tours quasi à sec, il ne faut jamais
débrayer en actionnant le démarreur.
En effet, lorsqu’on enfonce la pédale, le mécanisme
d’embrayage s’appuie fortement sur le vilebrequin
et le pousse en avant. Ce qui a pour effet de serrer les
demi-lunes entre lui et le bloc moteur. Une usure importante
se produit si il n'y a pas un film d’huile suffisant.
Bien que ce soit nettement moins grave, il vaut mieux également
éviter d’attendre que le feu passe au vert
embrayage enfoncé (fatigue des ressorts du mécanisme
et à nouveau légère usure des demi-lunes).
Nos
moteurs ont été conçus pour tourner
avec une bonne huile minérale.
Il est inutile et même néfaste pour eux et
pour votre compte en banque de les lubrifier avec des huiles
de synthèse qui ont été étudiées
pour les moteurs actuels (film d’huile trop mince).
2.Ressorts et amortisseurs
Il
ne faut pas confondre ressorts et amortisseurs.
L'amortisseur est là uniquement pour empêcher
les rebonds du ressort.
Si une voiture « s’écrase » à
l’arrêt c’est un problème de ressorts
et non d’amortisseurs.
Si elle « tape » en roulant c’est peut-être
les deux
Un ressort (comme un amortisseur) est une pièce d'usure
et outre le fait qu’il s’assouplit avec l'âge,
il s’avachit également. Il est donc susceptible
d'être remplacé.
3.La
surchauffe due au carburant
La surchauffe due au carburant
Ce sujet réapparaît de temps à autre,
qui montre bien que problème est récurrent
pour un nombre significatif de propriétaires de véhicules
anciens. La comparaison de deux voitures similaires d'une
marque particulière peut s'avérer déroutante
: tandis que l'une fonctionne impeccablement, l'autre surchauffe,
n'a pas de puissance, démarre mal, etc.
L'essence n'a pas de point
d'ébullition, mais une plage d'ébullition.
Pour la plupart des mélanges d'essence cette plage
se situe entre 30°C environ, le point d'ébullition
initial et 200 ° C environ, le point d'ébullition
final.
L'essence bout donc à
toute température entre ces deux points. Mais ce
n'est qu'une partie de l'explication.
Ce qui détermine
réellement l'adéquation ou non d'un carburant
pour votre voiture réside dans la forme de la courbe
entre ces deux températures.
On l'appelle en générale caractéristique
de volatilité.
A partir des mêmes points d'ébullition initial
et [mal (disons 30°C à 200 °C), il est possible
de produire des essences qui auront littéralement
des centaines de courbes d'ébullition différentes.
Tout dépend de ce qui se passe à la raffinerie.
Quand les raffineurs produisent de l'essence, ils doivent
répondre à un cahier des charges qui constitue
des normes nationales ou plus généralement
aujourd'hui européennes.
L'essence doit satisfaire certaines spécifications
qui déterminent sa qualité. Les raffineries
consomment des pétroles bruts issus de toutes les
parties du monde et ces produits initiaux du pétrole
et d'autres carburants sont extrêmement variables.
Les cahiers des charges des carburants doivent d'une part
être contraignants pour garantir la qualité
du carburant, mais de l'autre assez souples pour permettre
aux sociétés pétrolières de
réaliser un produit vendable.
Ce qui laisse une certaine marge sur le plan de la volatilité
et peut être cause de problèmes pour les voitures
anciennes. Ces cahiers de charges ont de plus évolué
avec le temps, d'où des caractéristiques de
volatilité changées. C'est l'évolution
des caractéristiques de volatilité avec le
temps qui est la cause première des difficultés
que certains propriétaires de véhicules anciens
peuvent éprouver.
Les carburateurs sont conçus
pour mélanger le carburant liquide et l'air avec
une précision raisonnable.
Les perçages et voies de passage étroites,
gicleurs, pointeaux et orifices de purge du carburateur
type sont calibrés selon l'hypothèse que l'essence
demeure liquide jusqu'à ce qu'elle commence à
se mélanger à l'air entrant dans le moteur.
Si le carburant commence à bouillir, la formation
de vapeur perturbe les calculs théoriques.
La vapeur d'essence occupe grosso modo 16 fois plus d' espace
que la même quantité de liquide.
Si l'essence commence à bouillir dans les zones du
carburateur qui ne doivent recevoir que du liquide, les
calculs théoriques sont annulés et toutes
sortes de phénomènes étranges commencent
à se produire.
Le rapport carburant/air
soigneusement contrôlé qui détermine
la puissance, l'économie de carburant et la performance
en général est rapidement perturbé.
Le mélange s'appauvrit rapidement, ce qui entraîne
puissance réduite et faible accélération.
Un mélange pauvre risque en outre d'être cause
de surchauffe, car le mélange carburant/air brûle
plus rapidement. Le motoriste a calculé ses sommes
de refroidissement sur la base d'un mélange de la
richesse correcte. La surchauffe est malheureusement susceptible
de transférer plus de chaleur au circuit carburant,
d'où surcroît de vapeur et aggravation du problème.
Deux voitures apparemment identiques peuvent fonctionner
très différemment du fait de très petites
différences apparentes qui ne sont pas immédiatement
perceptibles. Mais il suffit souvent d'une diminution de
quelques degrés de la température des éléments
du circuit carburant pour transformer la performance d'une
voiture "à problèmes".
Si dans l'idéal toutes les voitures anciennes sont
destinées à fonctionner avec les carburants
pour lesquels elles ont été conçues,
en pratique cette perspective n'est guère réaliste.
Comme nous l'avons vu, les sociétés
pétrolières produisent des carburants à
partir de cahiers des charges nationaux ou internationaux,
et si ceux-ci ne semblent pas convenir à nos voitures,
il y a peu de solutions de rechange. Il n'est pas économiquement
viable de produire des "mélanges historiques".
Il faut donc chercher par de petites modifications à
éliminer les problèmes créés
par les carburants dont les caractéristiques de volatilité
ne correspondent pas à notre véhicule ancien
favori.
Sur de nombreux véhicules anciens les ingénieurs
ont déployé des trésors d'ingéniosité
pour augmenter l'écoulement de chaleur vers la tubulure
d'admission parce qu'historiquement les carburants ne produisaient
pas beaucoup de vapeur à basse température.
Ce n'est plus le cas des carburants modernes, aussi devons-nous
chercher des moyens d'éloigner la chaleur.
Des interventions visant à diminuer le transfert
thermique vers le côté liquide du circuit carburant
sont sans nul doute utiles. Voici des exemples de ce qui
peut être fait pour maintenir les carburateurs plus
froids.
Installer des chicanes entre l'échappement et la
cuve du carburateur pour diminuer le rayonnement thermique,
des joints plus épais ou des bouchons en fibre pour
augmenter l'isolation entre le carburateur et la rampe de
distribution. Isoler les points chauds prévus à
l'origine, augmenter la ventilation et le débit d'air
dans le compartiment moteur. Il peut être nécessaire
de faire cheminer les tuyauteries carburant à l'écart
des sources de chaleur, ou par exemple d'augmenter le débit
d'air à proximité d'une pompe.
Il est généralement possible, moyennant un
peu de réflexion et sans créer de modifications
massives de retrouver les performances d'origine d'un véhicule
ancien à problèmes.
C'est surprenant comme ces modifications peuvent être
simples et discrètes. Mieux encore, elle ne sont
pas forcément très onéreuses.
Source: Vincent Matthew
(FIVA)
En effet, il est bon
de se rappeler que si ce qu'on appelle communément
surchauffe d'un moteur peut provenir de l'appauvrissement
du mélange gazeux comme l'explique l'excellent article
de Vincent MATTHEW et non d'un problème de refroidissement
ou de manque d'eau.
Un moteur alimenté " trop pauvre " surchauffe.
Encore une petite chose, si on constate une élévation
anormale de la température d'un moteur, il faudra
commencer par vérifier l'état du thermostat.
Régulièrement, on entend dire que si le moteur
chauffe, il suffit d'enlever le thermostat pour que tout
rentre dans l'ordre.
C'est peut-être vrai en cas de thermostat défectueux,
mais il faut savoir que la suppression du dit thermostat
ne fera jamais que de retarder le phénomène
et que le moteur surchauffera simplement un peu plus tard.
Si ça chauffe trop, il faudra chercher la cause ailleurs
(pompe à eau, radiateur et/ou son bouchon, joint
de culasse, etc
etc
4.Le vapour lock
Il existe en ce bas
monde et dans l'univers bien des mystères que l'homme
dans sa grande ignorance est incapable de comprendre et
ce n'est pas demain la veille du jour où il les comprendra.
Et, comme la concierge de l'immeuble où habite la
meilleure amie de ma voisine qui dit toujours tout savoir
sur tout et qui vous coupe la parole avec un ''je sais''
dés que vous lui parlez de quelque chose et qui de
ce fait ne se pose jamais la moindre question puisqu'elle
sait tout sur tout et quelques chercheurs qui n'en savent
jamais assez, personne ne souffre de ces ignorances. Après
tout, nous n'y sommes pour rien. C'est pas nous qui les
avons pondues.
C'est plus inquiétant
lorsqu'il s'agit de mystères posés par l'invention
d'un ou l'autre humain, invention qui théoriquement
devrait fonctionner et qui ne fonctionne pas.
Mais, le sommet de la gravité est atteint au moment
où cette invention humaine une fois elle va, une
fois elle va pas. Et on ne sait pas pourquoi.
C'est le cas de cette fameuse
injection qui devait remplacer avantageusement les bons
vieux carbus sur les TR5, TR6 et autres berlines dites ''P.I.''
En théorie, ça doit fonctionner. En pratique,
parfois oui, parfois non, parfois oui quelques années
et puis plus. Alors on se dit c'est usé et on remplace
un truc, un deuxième truc, tous les trucs
Et tout brille du brillant du neuf
et ça va
toujours pas.
Alors, on pète les plombs, on échange cette
put
d'injection-qui-vient-de-me-coûter-la-peau-des-fesses
contre deux bons vieux (neufs) S.U. et on oublie ou on change
de bagnole histoire de passer le flambeau au suivant qui
va sans doute échanger cette put
d'injection-qui-vient-de-lui-coûter-la-peau-des-fesses
contre deux bons vieux (neufs) S.U. et il oublie ou il change
de bagnole histoire de passer le flambeau au suivant qui
va sans doute
etc
Mais pourquoi cette saloperie ne va pas dans mon auto alors
qu'elle va si bien dans celle de Machin ?
Voilà ! C'est là que le mystère commence.
On est à peu près certains qu'au Pôle
Nord ça marcherait. Encore que si ça tombe,
ça gèlerait, va savoir ?
En fait l'ennemie du système porte un nom. Elle s'appelle
essence. Celle qui se trouve dans le réservoir de
la voiture.
Voilà comment cela se passe.
Nous savons qu'un liquide se réchauffe de différentes
manières, la plus courante étant le réchauffement
du à la température ambiante. Or, par forte
chaleur, la température augmente considérablement
dans un réservoir de TR ou de berline de par son
emplacement.
L'essence va donc s'échauffer et va réchauffer
à son tour la pompe chargée de la propulser
vers le distributeur et les injecteurs. Hélas, la
pompe n'aime pas ça du tout et n'attend qu'une chose.
Elle attend d'être traversée par de l'essence
sensée s'être refroidie dans le circuit de
retour et chargée de refroidir à son tour
celle qui se trouve dans le réservoir. Mais voilà,
au lieu de cela, l'essence qui revient est encore un peu
plus chaude. Ce qui ne va pas arranger le problème.
Et en plus de cela, moins il y a d'essence dans le réservoir,
plus elle se réchauffe vite et moins elle se refroidit.
Vous voyez où est le problème ?
Alors, en guise de remède, on a pensé entourer
la pompe d'un serpentin dans lequel circule
l'essence
chaude pour
refroidir la pompe !!!
On s'est dit changeons la pompe de place, mettons la à
un endroit où elle recevra de l'air. Oui, mais voilà,
de l'air polaire en été, c'est pas facile
à trouver.
Alors, peut-être qu'en plaçant le réservoir
et la pompe dans un frigo réglé sur 6
et en récupérant l'essence qui revient du
moteur dans un jerrican et de la refroidir à l'étape
avant de la remettre dans le réservoir
Enfin,
c'est vous qui voyez.
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